Ce samedi 07 octobre 2017, sur la terrasse du centre culturel Artisttik Africa, c’est une ambiance bon enfant autour de la pièce Hémorroïdes, récente publication d’okri Tossou, enseignant à l’université d’Abomey-calavi et écrivain. C’est le premier numéro de l’initiative « Le débat littéraire ».

Rires, sourires, causeries et anecdotes littéraires. Ce sont les différentes couleurs qui ont peint le premier numéro du débat littéraire autour d’Okri Tossou et de son œuvre Hémorroïdes. Publiée aux éditions Plumes soleil, en 2017, et écrite en trois parties, cette pièce de 43 pages a réuni hommes de lettres et passionnés de la culture littéraire qui se sont montrés aussi curieux que critique vis-à-vis de l’originalité de cette création. L’auteur à l’honneur est entouré du journaliste Modeste Toffohossou, modérateur de la rencontre et d’une jeune dame, lectrice d’extraits. Les trois font face à un public confortablement assis et attentif, buvant de temps en temps à petite gorgée l’eau minérale qui leur a été offerte.

Après la phase de présentation de l’auteur et de l’œuvre par le modérateur puis un commentaire du concerné, la parole est donnée au public pour le débat. On note des interventions d’écrivains, d’universitaires, de journalistes et d’autres curieux.  Hémorroïdes est remué dans tous les sens.

Quand Hémorroïdes fait fait beaucoup de salives

« As-tu déjà souffert d’hémorroïdes ? », c’est la question posée par Daté Barnabé-Akayi à Okri Tossou. Une question qui fait sauter de rires le public attendant impatiemment la réponse que servira l’invité. « De peur de me désolidariser de ceux qui en ont souffert une fois ou en soufrent, je puis vous dire que les miennes ne se sont pas encore déclenchées. » répond l’auteur sur un ton en même temps sérieux que comique. Rires aux éclats dans le public. De l’anticonformisme de l’auteur en ce qui concerne la non considération des règles au théâtre, à la valeur créative de l’œuvre, passant par l’engagement de son auteur, les participants au débat ont abordé bien d’aspects de ladite pièce.

Pour Okri Tossou, après publication d’une œuvre, l’auteur « meurt » pour laisser place à la réception, donc à la critique. Il s’estime heureux de susciter des débats autour de ses choix de création. Présent, à la rencontre, l’écrivain et professeur d’université togolais Kangni Alem félicite et encourage l’auteur. Claude Balogoun, réalisateur metteur en scène et écrivain, a, quant à lui, annoncé son intérêt pour la pièce qui l’amène déjà à entrevoir la mise en scène du spectacle.

L’initiative du débat littéraire, à en croire Ramanou Alédji, le coordonnateur du centre vise à offrir le cadre d’Artisttik africa comme lieu ouvert aux écrivains et amoureux du livre. Le prochain numéro du débat littéraire recevra Habib Dakpogan, le premier samedi du mois de novembre.

Par Hervé Dossou FADONOUGBO

Source : www.awaleafriki.com 

 

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